6 ans : cette charnière comportementale !

Chaque nouvelle journée est différente avec les enfants. Il y toutefois des périodes charnières, ce sont ces périodes plus ou moins longues durant lesquelles nos enfants changent, s’affirment un peu plus en tant que personnes.

Pour Noa, l’année des 6 à 7 ans se révèle être la charnière du caractère.

Je l’avais déjà constaté à la maison depuis plusieurs semaines et vite mis tout ça sur le dos de la fin d’année scolaire, la fatigue, le fait que je sois peu présent à la maison, quenini !

Après avoir passé 3 semaines en vacances et ensemble H24, avec pour seule contrainte d’aller faire les courses et contrôler le séchage des maillots de bains, il est indéniable qu’il est passé au level 2 de la protestation et maître dans l’art de la contestation.

Cela se caractérise par :

– une opposition quasi systématique à nos demandes,
– un répondant déplacé à notre encontre, limite manque de respect, particulièrement en présence d’autres enfants,
– un besoin systématique de diriger les jeux avec les autres,
– une perte progressive des réflexes de politesse de base (s’il te plaît, merci, bonjour)
– 3 expressions ont pris le dessus sur l’ensemble de son vocabulaire : « c’est pas moi », « c’est pas ma faute », « Quoi ! Qu’est ce que j’ai fait ? »

C’est une période relativement compliquée à gérer car je suis en quasi permanence en conflit avec lui.

A certains moments je me dis « laisse couler ce n’est pas grave » mais non ce n’est pas possible comment se laisser « commander » par son petit de 6 ans ?

Dois-je laisser manquer de respect à sa mère, moi, d’autres adultes ? Dois-je le laisser se comporter en petit chef avec les autres ? Non ! Je pense que ce n’est pas bon pour lui, cela ne l’aidera pas à devenir un adulte ouvert aux autres et capable de concessions et d’intégration.

Quand je regarde d’autres parents, ceux qui ont des enfants « posés » j’ai l’impression qu’ils ne crient jamais, que tout se passe « facilement », heureusement en échangeant avec eux sur le sujet pour tenter de découvrir leur incroyable « secret » pour y parvenir, ils avouent avoir le même genre de difficultés, des difficultés qu’ils résolvent plus ou moins de la même façon que nous.

La discussion étant finalement la base de tout, expliquer à l’enfant pourquoi on le gronde, pourquoi il ne faut pas faire ceci ou cela, je le fais du mieux que je peux mais j’ai parfois l’impression de vivre dans une faille temporelle, les choses se répètent, encore et encore … Si c’est le prix à payer je n’ai pas fini d’employer un ton vocal soutenu non adapté à une discussion normale … bon ok, des fois je HURRRRRRRRRRRRRLE aussi !

J’avoue perdre parfois mon latin, me trouver désemparé devant ce tout petit monstre d’à peine 6 ans, mais non, je ne céderai pas et ne ferais pas du « laisser faire », c’est aussi ça l’engagement qu’on prend quand on devient père.

Quelle sera la prochaine charnière, si je survis a celle ci ? J’entends encore des parents me dire à petite voix presque comme pour conjurer le sort : « et attendez qu’il ai 14 ans, vous n’avez rien vu ! »

Et chez vous, ça baigne ? :p

 

  2 comments for “6 ans : cette charnière comportementale !

  1. 21 août 2014 at 22 h 33 min

    J’avais lu que tous les 3 ans il y a une étape importante dans le développement des enfants et que celle des 6 ans ressemblait à une mini adolescence … voilà c’est ce que tu décris. Je pense qu’on fait ce qu’on peut et qu’il ne faut pas hésiter à rabâcher les règles effectivement … mais j’imagine que c’est bien dur de tenir sur la longueur. Et puis d’un autre côté c’est une étape nécessaire pour qu’ils aient confiance en eux. Difficile de mener à bien notre mission de parent 😉

  2. 21 août 2014 at 16 h 11 min

    Rhaaa, je suis en plein dedans (avec article en préparation, en plus) mais pour l’âge suivant : 8 ans. A chaque fois, cela s’apaise lorsque je me rend **vraiment** compte qu’il est plus grand. Que je le laisse grandir.

    Les impertinences nous gêne chez un petit mais on peut les expliquer à un grand. L’opposition est une attaque de la part d’un petit et une recherche d’indépendance d’un grand etc… Et tous les deux ans, j’ai cette période apaisée lorsque je me rend compte que ces nouveaux comportements nécessitent juste que j’accepte qu’il ait grandi. Mais avant ça, ça gueule une peu !

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